C.A.N 41

CAN 41, 10 ans et !

La Coordination CAN 41 a fêté ses dix ans cette année. Une occasion pour faire un rétrospectif de ce pourquoi cette coordination a été créée. Mais rassurons-nous, nous n’avons pas été nostalgiques. Loin de là. Il a été question de se dire où allons-nous dans l’immédiat. Et quelle place au sein de CAN 41 les concitoyens issus des diasporas africaines
L’assemblée Générale ordinaire qui a eu lieu le 25 février 2017 à notre siège s’est plus tournée vers des questions d’avenir et moins sur un bilan limité au peu d’activités visibles et engagées de notre coordination.
Le temps est venu pour l’ensemble des membres de revoir la valeur personnelle qu’à son engagement dans la vie de notre société. Notre sens de la participation active doit s’étendre sur l’ensemble des actes et des espaces qui nous font vivre avec les autres dans une société fraternelle et globalisée. Une société qui ne s’enferme pas sur elle-même et qui se sent concernée par ce qui se vit partout de l’être humain est en mouvement.
Nous devons être présents dans tous les débats quel qu’ils soient. Parce que nous sommes concernés. Ne laissons pas parler les autres uniquement de nous ou encore à notre place. Ne les laissons pas parler pour nous. Soyons des citoyens engagés, défendant les mêmes valeurs que les autres.
Nous devons être présents culturellement. Quelle richesse cette culture à la française. Nous y sommes pour quelque chose. La mutation sociale que cette richesse entraîne doit être entretenue. Il est de notre devoir de le faire. Une ouverture sur notre société certes, une implication dans la globalisation actuelle. La culture est un art de globalité. Elle ne laisse personne indifférente même ceux et celles dont la pensée a de l’impact sur nos choix d’engagement quels qu’ils soient. Elle contribue à la transformation de divers engagements citoyens dans notre société. Mais c’est une richesse universelle. Affirmons-nous, la culture que nous pratiquons fait du prochain, le nôtre.
Economiquement, nous sommes présents. Notre quotidien contribue à cette économie. Nombreux sont ceux qui, issus de l’immigration africaine, se mobilisent pour être employables. Et le nombre de ceux, issus de l’immigration et qui deviennent créateurs d’entreprises se multiplie. Il ne nous reste plus qu’à être des investisseurs pour le futur. Pas seulement financier mais aussi initiateur des valeurs qui transforment le savoir être et le savoir-faire dans notre société globalisée.
Pour cela, ce n’est pas le temps qui compte. C’est l’immédiateté de notre implication qui fait de nous des citoyens dans la participation active. Notre dévouement doit s’inscrire dans ce que nous apportons à la société en pleine mutation. Et ceci, aucune idéologie ne l’arrêtera. Il s’agit pour nous d’être en mesure de prendre la place existante qui fait de nous des acteurs avant même qu’elle nous soit donnée.
CAN 41 dans son intention d’être actrice à part entière du monde associatif, doit sans doute être porteuse de concepts novateurs. Nous devons démontrer que nous sommes une richesse qui compte.
Nous devons être présent socialement. Notre engament pour le mieux vivre ensemble ces dix dernières années est le signe d’une volonté d’une contribution à un environnement riche en diversité porteuse de paix, entretenant l’égalité, militant pour la liberté, sans oublier la fraternité que nous avons une grande capacité à entretenir.
En 10 ans, notre implication dans le paysage social a certainement permis de voir autrement certains préjugés. Maintenant, nous devons transformer notre engagement pour faire partie des acteurs d’un monde en perpétuel mouvement et surtout dans une mutation qui ébranle toutes les idées reçues. Tous, nous devons apporter notre contribution à l’évolution sociale, économique et culturelle qui s’enchaîne et qui reforme tout autour de nous.
Un seul défi, mobilisons-nous pour former une communauté unique d’acteurs novateurs. « Car, seul on avance mais ensemble on va plus loin ».

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